VIDEO. L’association Peta interpelle le Téléthon à cesser les expériences sur les chiens

VIDEO. L’association Peta interpelle le Téléthon à cesser les expériences sur les chiens
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L’association de lutte contre la souffrance animale dénonce le financement, par le Téléthon, d’expériences sur les animaux.

 

L’association très active de lutte contre la souffrance animale Peta, a décidé de s’attaquer au Téléthon, institution ô combien intouchable. En 2013, Pierre Bergé l’avait appris à ses dépens, condamné pour avoir accusé l’Association française contre les myopathies (AFM) de « détourner la générosité publique » au profit de « produits financiers ».

De quoi s’agit-il cette fois ? Peta accuse le Téléthon de financer un laboratoire français qui procède à des expérimentations sur les chiens, « en grande souffrance ». Vidéo à l’appui. Celle-ci montre des golden retrievers et autres races de chiens élevés « dans le but de développer une dystrophie musculaire paralysante, y compris sous sa forme particulièrement aigüe, la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) ». Sur les images, on voit des chiens visiblement malades, qui ont du mal à déglutir et à respirer. Difficile réalité, et sans doute terrible banalité, des expériences sur les animaux.

Peta indique que la vidéo a été tournée en 2013 en caméra cachée par l’association Animal Testing au laboratoire de neurobiologie de l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort (Enva), qui sert « aux expériences financées par l’AFM-Téléthon », indique Peta.

Le laboratoire ne s’en cache pas. Sur son site, il précise que ses travaux de recherche « ont pour objectifs d’étudier des maladies neuromusculaires canines et félines et d’évaluer les bénéfices thérapeutiques apportés par de nouvelles stratégies de type pharmacologique, génique ou cellulaire ayant déjà fait leurs preuves in vitro ou sur des animaux de petite taille ». Et il évoque le « soutien permanent de l’AFM ».

La fin des expérimentations animales ?

Dans son communiqué, Peta « appelle l’association AFM-Téléthon à cesser de financer ces expériences cruelles sur les animaux, et à ne soutenir que des projets de recherche modernes et sans animaux ». De plus :

« L’organisation demande également à l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort de passer à des méthodes de recherches éthiques. »

Comprendre : sans animaux. Est-ce possible ? Depuis 1986, les protocoles qui comportent des expérimentations animales doivent être validés par le ministère de la Recherche. Pour obtenir le go, les laboratoires doivent appliquer un certain nombre de règles : réduire le nombre d’animaux utilisés ; réduire l’inconfort et les douleurs induites par les procédures expérimentales ; remplacer l’utilisation des animaux par des méthodes de recherche alternatives.

Résultat : le nombre d’animaux qui servent à réaliser des expérimentations en France est en baisse. Il est passé de 2,2 millions en 2010 à moins de 1,8 million en 2014, soit une réduction de 20%, indiquait en octobre dernier la dernière Lettre de ProAnima. Et les méthodes alternatives – modélisation informatique, l’ingénierie tissulaire, les technologies des cellules souches… progressent.

Mais on est encore loin d’en voir le bout, estime le neurobiologiste Georges Chapouthier. Il expliquait en janvier dernier dans « Télérama » :

« Hélas, ce n’est pas pour demain. Comment par exemple vérifier qu’une molécule a des vertus somnifères, sinon en la testant sur un cobaye ? Essayez donc de faire dormir une cellule ! »

L’AFM-Téléthon a créé ses propres laboratoires qui sont, depuis 2011, rassemblés au sein de l’Institut des Biothérapies des maladies rares. Objectif : « Accélérer la mise à disposition des traitements innovants pour les malades. »

Source : L’obs / Peta

 

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1 décembre 2016 / 1 Commentaire / pour / dans

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