Vesoul : Onze chiens et 16 chats dans un appartement dans des conditions d’hygiène déplorables

Vesoul : Onze chiens et 16 chats dans un appartement dans des conditions d’hygiène déplorables
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Au total, 29 animaux cohabitaient dans des conditions d’hygiène déplorables dans un appartement du quartier du Montmarin.

Certains, malades et à bout de force, ont été évacués en urgence. Pour les soigner, une cagnotte a été ouverte.

« Huit chiots à donner, chacun contre un paquet de croquettes ». L’annonce parue lundi sur les réseaux sociaux a intrigué des internautes, suspectant que les auteurs du message ne parvenaient pas ou plus à subvenir aux besoins de leurs animaux. À son tour alertée, Hélène Vivier, enquêtrice pour la Fondation Bardot, s’est rendue sur place dès la fin de son travail d’éducatrice au centre Marcel-Rozard, à Frotey-lès-Vesoul. Il était près de 23 h quand la jeune femme, également responsable de la page Facebook de la Protection animale 70, et trois autres membres de ce groupe – appelé à devenir association – se sont présentés à Vesoul, avec l’appui de la police.

Après d’âpres négociations, une délégation a pu franchir le seuil de l’appartement situé dans un immeuble du quartier du Montmarin. Hélène Vivier se souvient « de l’odeur, insupportable. Le sol était jonché d’excréments et d’urine. Les animaux sortaient de tous les côtés ». Au total, 11 chiens, 16 chats et 2 tourterelles cohabitaient dans un logement locatif social de 60 m² occupé par trois adultes. Impensable.

« Elle se sent obligée de venir en aide à tous les animaux qu’elle croise et qu’elle entasse. Il n’y a pas de maltraitance directe, mais une négligence sévère », commente Hélène Vivier, qui n’accable pas une personne dépassée, visiblement atteinte par le syndrome de Noé. Un besoin compulsif d’adopter, paradoxe d’une bonne action qui vire à la catastrophe sanitaire.

« L’urgence absolue »

Désormais, c’est aux conséquences (maladies, sous-nutrition…) qu’il faut faire face. Dans un premier temps, les huit chiots ont été récupérés « en urgence absolue » ainsi que leur mère, un croisé berger allemand à bout de force, « un tas d’os de 15 kg qui ne peut plus nourrir ses petits ». Mardi, quatre chattes, dont deux en gestation, ont été saisies. Tous ont été hospitalisés pour plusieurs semaines dans un état préoccupant, mais stable. « Il faudra du temps, mais tout le monde se remettra ».



Moins en danger, les autres individus sont restés dans l’appartement, sous le strict contrôle des associations de protection animale locales, avant d’être progressivement pris en charge. Les besoins ont été listés et une cagnotte a été ouverte pour couvrir « les frais vétérinaires (soins, opérations, vaccinations, stérilisations…) qui s’accumulent » ainsi que la mise en règle des animaux. À commencer par leur identification, passeport vers une vie nouvelle.

 

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11 février 2017 / pour / dans

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