Un trafic de chiens découvert dans l’Hérault

Un trafic de chiens découvert dans l’Hérault
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Sur les communes de Péret et Aspiran, deux femmes ont été interpellées et neuf chiens saisis.

C’est une affaire singulière car peu courante qu’ont récemment mise au jour les gendarmes de la communauté de brigades de Clermont-l’Hérault et leurs homologues de la brigade de recherches de la compagnie de Lodève. Au terme d’une enquête menée plusieurs semaines de rang, ils ont démantelé un élevage illégal de chiens. Soit des chihuahuas et american staffordshire vendus depuis des mois sous le manteau. Les militaires ont ainsi pu remonter neuf cents annonces passées sur le site Le Bon coin. Et sur lequel les quadrupèdes étaient proposés à des prix oscillant entre 700 € et 900 €. Suscitant, de fait, un intérêt certain de la part de particuliers peu scrupuleux. Ou, à tout le moins, crédules.

Une cave et des niches au milieu des vignes

Le 1er mars, les enquêteurs, accompagnés de personnels de la Mutualité sociale agricole (MSA), d’agents de la direction de protection des populations et de leurs collègues du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (Psig), se sont rendus au domicile des intéressées : deux femmes âgées de 38 et 48 ans. Dans leur habitation située au cœur d’Aspiran, ils ont trouvé douze chiens, dont neuf n’étaient pas déclarés.Des animaux visiblement en bonne santé. Mais qui étaient parqués dans la cave -dépourvue d’évacuation- de la maison. Certains démunis de puce d’identité quand d’autres en étaient porteurs mais au bénéfice de pays tiers. Les gendarmes ont également investi un terrain localisé au milieu de vignes, dans la commune de Péret. Un lieu constitué d’un préfabriqué et de niches de fortune et dédié au stockage animal.




L’une des suspectes déjà inquiétée en 2012

Entendues, les deux mises en cause ont ensuite été relâchées.Et ce, en attendant de savoir quelle orientation le parquet de Montpellier compte donner à cette affaire. Mais la principale protagoniste a déjà eu des démêlées judiciaires, en 2012, pour des faits similaires. Les investigations menées ces dernières semaines ayant permis d’établir que cet élevage aurait ainsi pu rapporter plusieurs dizaines de milliers d’euros aux deux femmes. Lesquelles vivaient, officiellement, du RSA.

 

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13 mars 2017 / 2 Commentaires / pour / dans

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