Un chien de compagnie abattu à la chevrotine dans le (Lot)

Un chien de compagnie abattu à la chevrotine dans le (Lot)
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Les faits se sont déroulés en fin de semaine dernière à Saint-Jean-de-Laur.

 

Anaïs Guillemet et son conjoint Mickaël Chenu ont retrouvé le corps de leur chien le long d’un chemin longeant la route départementale 19, entre Limogne-en-Quercy et Cajarc. Une enquête est en cours.

Mingo est né d’un croisement entre un Berger d’Anatolie et un Beauceron, «impossible de le confondre avec un animal sauvage tel qu’un chevreuil ou un sanglier», indique Anaïs Guillemet. Pour la propriétaire du chien, cette éventuelle excuse ne tiendrait pas, elle soupçonne l’intention de tuer de la part de l’auteur du coup de feu. Elle aimait son chien, elle l’a retrouvé mort vendredi, à moins de 200 mètres de sa maison de Saint-Jean-de-Laur, en bordure d’un chemin qui longe la D19 entre Limogne-en-Quercy et Cajarc, victime d’un tir de chevrotine.

«Notre chien, nous l’avons vu naître le 26 août 2015, poursuit Anaïs, nous sommes aussi propriétaire de sa mère. Nous l’avons choyé comme un membre à part entière de la famille jusqu’à ce jour. Mingo était vacciné, pucé et régulièrement suivi chez son vétérinaire. Non, c’est sûr : on ne pouvait pas le confondre avec un animal sauvage.»

Vendredi matin, vers 8 h 30, Anaïs et son conjoint Mickaël Chenu ont entendu Mingo aboyer, en contrebas de leur terrain. «Mickaël l’a rappelé immédiatement d’une voix forte. Le chien a cessé d’aboyer, puis un coup de feu a retenti. Pendant quatre heures, nous avons quadrillé la zone, à pied, en voiture, nous sommes repassés plusieurs fois à certains endroits, pour finir par découvrir le corps sans vie de notre chien. Il avait un impact de tir au niveau de la jugulaire. Le corps était tourné en direction de notre terrain», laissant supposer qu’il cherchait à revenir après le rappel de son maître. «Le tireur n’a pas pu ne pas entendre le rappel du chien : vue la configuration du site, on entend parfaitement les bruits provenant de notre maison.»

Alerté par les propriétaires, un membre local de la société de chasse est venu sur la zone où le corps sans vie gisait.

Munition non autorisée en France

Pour lui, aucun doute, il s’agit d’un «impact de munition type chasse gros gibier». Ce qui étonne le chasseur, «ce type de chasse n’étant autorisé que les mercredis, samedis et dimanches, ou sur battue déclarée» (il n’y en avait pas ce vendredi). Dépitée par cet acte, la société de chasse locale cherche, depuis vendredi, l’auteur du coup de feu.

Vendredi en fin d’après-midi, une autopsie et des radios ont été faites dans un cabinet vétérinaire. Elles montrent très clairement le projectile qui a tué le chien, une chevrotine à grain de presque 10 mm. Une munition qui n’est pas autorisée en France.

«Nous sommes choqués, tristes et en colère» poursuit Anaïs. «Outre la perte de notre chien, il y aurait pu y avoir des promeneurs en lieu et place de notre bête, c’est un chemin facile d’accès, que n’importe qui peut emprunter pour une balade. Nos chiens sont connus et tout le monde sait que ce sont des bêtes douces et paisibles.»

Une plainte a été déposée auprès de la gendarmerie de Limogne, l’enquête est en cours.

 

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28 septembre 2016 / 1 Commentaire / pour / dans

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