Ulis, le plus vieux chien pompier de France

Ulis, le plus vieux chien pompier de France
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Son âge avancé n’a pas altéré la qualité de son flair. Du haut de ses 13 printemps.

 

Ulis du Calvaire aux Acacias, alias Ulis, rempile pour un an au service départemental d’incendie et de secours (Sdis). Ce berger belge malinois, doyen de l’unité cynotechnique des sapeurs-pompiers de l’Oise, vient de valider haut la patte l’ensemble de ses contrôles d’aptitude opérationnelle (CAO). Une performance qui fait de lui le plus vieux chien opérationnel de France.

L’exceptionnelle longévité de ce véritable héros à quatre pattes s’explique d’abord par l’indéfectible lien qui s’est forgé, au fil des ans, entre la bête et l’adjudant-chef Didier Roisse, son maître et conducteur. « On est ensemble depuis ses deux mois et la fin de son sevrage, confie le sapeur-pompier basé au centre de secours de Beauvais. Depuis tout ce temps, il ne m’a jamais menti ! Pas une seule fois, il ne m’a fait de faux marquage… »

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En treize ans, le binôme a pourtant multiplié les interventions : recherche de personnes disparues ou égarées sur réquisitions de la gendarmerie, capture d’animaux dangereux ou encore secours à personne à la suite d’un éboulement, une coulée de boue, voire l’explosion d’un bâtiment comme à Béthisy-Saint-Pierre en mars 2002. « Au total, Ulis comptabilise une cinquantaine d’interventions et entre 500 et 600 entraînements. »

Ces séances hebdomadaires permettent aux sept chiens de l’unité cynotechnique de travailler la relation avec leurs conducteurs respectifs, d’entretenir leurs aptitudes physiques et d’aiguiser encore un peu plus leur odorat. « Chaque mois, on fait trois entraînements dans l’Oise et un hors du département, précise l’adjudant-chef Roisse. On bosse dans des carrières, des champignonnières ou encore des casses auto. Mais nos terrains favoris, ça reste les tas de gravats. »

Lors de ces exercices, les pompiers « jouent » les victimes et se dissimulent sous des monticules de pierres, des tas de sable ou au fond du coffre d’une voiture. Ensuite, à Ulis, Vasco, Duck, Iro ou encore E’Darcko de les retrouver, quels que soient les obstacles à surmonter.

Pour être digne d’intégrer l’unité, les molosses doivent être capables de retrouver 2 à 3 victimes en moins de 20 minutes. « C’est la base, observe Didier Roisse. Et une fois formé, un chien peut couvrir 4 à 5 ha en un quart d’heure… » Y compris Ulis et ses 13 ans ? « Grâce au suivi du vétérinaire du commandant Nicolas Dirn, il est encore en forme, lâche son maître. Il développe un peu d’arthrose mais il reste très efficace… » De toute façon, les chiens travaillent toujours par deux. Une fois lâché, le premier délimite la zone de recherche et le second est envoyé pour confirmer la piste.

Ces pistes, justement, le vétéran de l’unité cynotechnique de l’Oise ne les confirmera plus très longtemps. « En juin prochain, je le mets à la retraite », annonce Didier Roisse qui prépare déjà la relève en formant Joye, 2 ans. Ce sera alors la fin de l’incroyable odyssée d’Ulis.

 

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8 septembre 2016 / pour / dans

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