SOS Animaux Pecquencourt aux abois : Face à l’afflux de chiens et de chats

SOS Animaux Pecquencourt aux abois : Face à l’afflux de chiens et de chats
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Comme chaque été, avec l’arrivée des grandes vacances, les abandons d’animaux explosent. Rue de Chambéry, les bénévoles de l’association SOS Animaux Pecquencourt, pourtant habitués à faire face à l’urgence, voient matous et cabots affluer de partout. Sa présidente tire la sonnette d’alarme.

C’est une arche de Noé pour gueules cassées à quatre pattes. Un havre de paix pour chats et chiens maltraités, délaissés, trouvés en chemin, ou qui ont échappé de justesse à la piqûre fatale du « véto » avant d’être rattrapés par le col. Un lieu où la philosophie – « 100 % bénévoles, 0 % euthanasie » est unique en région, et dont l’association SOS Animaux Pecquencourt a fait son slogan. Revers de la médaille, elle le paie aujourd’hui au prix fort. « Depuis mai et juin, c’est de la folie, soupire la présidente Jessie Degand, qui en a pourtant déjà vu des vertes et des pas mûres. On nous laisse des chatons dans des cartons, des chiens sont jetés par-dessus la grille en notre absence. La semaine dernière, on en a retrouvé un attaché à nos portes avec une lettre et son carnet de vaccination… »

Dépendant des dons des particuliers

L’écriteau affiché à l’entrée qui indique que le refuge est saturé n’y change rien. Alors, contre vents et marées, le noyau dur de bénévoles fait au mieux avec des bouts de ficelles, de l’huile de coude, et beaucoup d’abnégation. Le système D s’appuie sur les dons des particuliers pour offrir le gîte et le couvert aux chiens qui occupent les boxes extérieurs, tandis que les matous partagent les murs de l’ancienne maison du gardien de la fosse Lemay, où l’association est installée depuis 1983.

Plus encore que de ces conditions d’exercice difficiles, le moral des bénévoles souffre d’un manque d’égards durement ressenti. « Surtout de la part des institutions, dit Jessie. On le sait : on est au bout d’une rue, près d’une ancienne déchetterie, y’a du bruit, et ça pue… Sans parler des prises de bec avec certains propriétaires. Notamment ceux qu’on retrouve, mais qui ne veulent plus de leur animal… On doit trouver 170 000 euros de budget chaque année. On fait un boulot ingrat qui arrange tout le monde, mais sans subvention. Ou si peu… Ce qu’on aimerait, en plus d’un legs (elle sourit), c’est de l’écoute, et la considération des élus. »

Le « concert » quasi ininterrompu des aboiements reprend de plus belle quand un couple – sac de croquettes sur l’épaule du monsieur –, vient faire part de la disparition de son dogue de Bordeaux, sorti du refuge il y a un an. Entre deux coups de fil, et l’accueil de visiteurs curieux, Jessie les salue et trouve des mots réconfortants. Elle aimerait parfois en recevoir autant.

L’association recherche trois contrats aidés

L’association recherche actuellement deux personnes à embaucher en contrat aidé (CUI) de 20 heures hebdomadaires, « au profil plutôt masculin pour le nettoyage des boxes et l’entretien du refuge ». Ainsi qu’un troisième contrat de 30 heures, au profil « plutôt féminin, pour le nettoyage et l’intendance de la chatterie ».

Ces personnes seront chargées d’épauler les bénévoles. « Des boulots physiques et pas faciles qui demandent beaucoup de motivation et de courage », prévient la présidente Jessie Degand.

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Comment aider l’association ?

La politique « 0 % Euthanasie » de l’association induit de lourds frais vétérinaires. Pour couvrir ces frais, l’association organise des événements, mais compte surtout sur les dons de litière, de nourriture (croquettes, pâtées…), et d’argent des particuliers.

L’association étant reconnue d’utilité publique, ces dons d’argent sont déductibles des impôts à 66 %.

Il est aussi possible d’aider à la promenade des chiens le samedi après-midi, de 14 h à 17 heures.

Comment adopter ?

Se présenter au refuge, rue de Chambéry, du lundi au samedi, de 14 h à 17 h (fermé chaque premier lundi du mois).

Tarifs adoption : 215 € pour un chien adulte (identifié, vacciné, et stérilisé) ; 90 € pour un chaton, 75€ pour un chat adulte (identifié, vacciné, stérilisé, testé FIV et leucose ; bon de stérilisation offert pour les chatons). Les tarifs sont dégressifs en fonction de l’âge de l’animal.

Plus d’infos sur la page Facebook SOS Animaux Pecquencourt et www.sosanimauxpecquencourt.com ; Tél. : 03 27 86 85 85. Fermé du 1er au 15 août.

 

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31 juillet 2016 / pour / dans

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