Sibérien

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Le chat Sibérien est un mastodonte avec une expression douce qui est devenu un véritable chat domestique malgré un passé « sauvage » dans le climat glacial de Sibérie. Très sociable, il a une incroyable faculté d’adaptation et sait s’entendre aussi bien avec ses congénères qu’avec des chiens ou des enfants, pour le plus grand plaisir de la famille qui l’accueille.

Origines du chat Sibérien

L’histoire du chat Sibérien est récente et appartient à notre siècle : il a été décrit pour la première fois en 1925, sur le Brehms Tierleben parmi les chats à poil mi-long du Caucase. En ce qui concerne les origines, on pense que le colosse sibérien n’est rien d’autre qu’un croisement entre le chat domestique, importé par les colons russes en Sibérie, et le chat sauvage des monts Oural et du plateau de Sibérie centrale. En Europe, la race du Sibérien a été découverte récemment.

Le premier exemplaire fut importé de Saint-Pétersbourg en Allemagne, en 1989, par deux éleveurs : Hans et Betti Schulz ; aujourd’hui, leur élevage compte de nombreux exemplaires de Sibériens, devenus de grands champions. C’est à l’éleveuse Elizabeth Terrel et à David Boehm que revient le mérite d’avoir fait connaître le Sibérien jusqu’aux États-Unis, où il a conquis le Guinnes des primés en le « volant » au colosse américain, le Maine Coon. La race sibérienne est reconnue officiellement par peu d’associations félines, parmi lesquelles se détachent la TICA, l’ACFA, le WCFF et la FIAF.

Un chat idéal
Le chat Sibérien est un chat aux dimensions gigantesques : les exemplaires mâles peuvent atteindre 12 kg (mais font majoritairement 6 ou 7 kg), alors que les femelles pèsent entre 4 et 6 kg. Ils mettent environ cinq ans à atteindre ces dimensions et une fois leur développement terminé, ils ont une allure forte et puissante.
Le corps a une musculature bien développée et lourde. La tête, de dimension moyenne et de forme triangulaire, a des contours arrondis ; la partie supérieure est plate et le museau est entouré de lignes circulaires, avec des joues peu proéminentes. Le cou, très musclé et puissant, est de longueur moyenne. Les oreilles, placées aux angles de la tête et inclinées vers l’avant, sont moyennement grandes, larges à la base et arrondies à la pointe ; sur le dos, le poil est court et fin et, autour, à mi-hauteur, il est fourni et long.

Sibérien

 

En général, à la pointe des oreilles, le poil se termine par une touffe (comme chez les lynx). Les yeux, très grands, sont presque ronds, inclinés vers la base extérieure des oreilles et bien écartés ; la couleur typique qui les caractérise est un jaune-vert intense. Les pattes sont grosses, rondes et très vigoureuses et se terminent par des pieds de géant et ronds ; lorsqu’elles sont tendues, les pattes postérieures sont légèrement plus longues que les antérieures.

Le dos est arqué et très long, et le ventre est rond et compact. La queue est large à la base, moyennement longue et émoussée à la pointe. La robe peut être moyennement longue ou longue, très fournie et imperméable avec un souspoil adhérent et peu abondant. Le poil paraît plus court sur les omoplates et la collerette doit être absolument abondante et vigoureuse.

Couleur du poil
Pour la robe du chat Sibérien, toutes les couleurs sont admises dans leurs différentes combinaisons à l’exception du lilas, cinnamon, faon et chocolat ; les catégories colourpoint sont acceptées et sont désignées par l’appellation « néva masquerade » : pour elles, le standard reste le même mais la robe diffère (seal point, bleu point, red point, crème point, seal tabby point avec ou sans blanc) et les yeux sont bleus.

Caractère
Le chat Sibérien n’est plus le chat rustique des montagnes qu’il était autrefois. Désormais, c’est un chat très sociable, capable de s’entendre avec tout le monde (chats, chiens, enfants…) à condition de ne pas le brusquer et de faire preuve de douceur à son égard. Très affectueux, démonstratif et communicatif, il peut même se montrer exclusif avec son maître voire un peu pot-de-colle.
Vif et intelligent, il a des qualités brillantes de chasseur. Il peut parfois avoir certaines velléités d’indépendance et de liberté, mais cela ne l’empêche pas de vivre en appartement à condition qu’il puisse se défouler à sa guise avec des jeux, un arbre à chat et autres sources de distraction.

Pour rendre les petits de Sibériens plus dociles et domestiques, il faut les mettre en contact avec l’homme à peine le sevrage terminé. Le maître doit réussir, par des caresses et des offres de nourriture, à faire comprendre à ces petits « fauves » qu’il est leur ami et veut prendre soin d’eux. De cette façon, les minous Sibériens amélioreront leur caractère domestique et, une fois adultes, le transmettront à leurs fils.
Concernant l’entretien, un brossage par semaine est suffisant, sauf pendant les périodes de mue où il vaut mieux brosser plus fréquemment afin d’éliminer le poil mort. Il faut bien insister sur les zones où des nœuds peuvent se former : derrière les oreilles, entre les pattes, le poitrail et les fesses.

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26 mars 2016 / pour / dans

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