Rivesaltes : le chenil illégal abritait des animaux dans des conditions les plus déplorables

Rivesaltes : le chenil illégal abritait des animaux dans des conditions les plus déplorables
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L’affaire a débuté le 12 mai lors d’un survol effectué par l’hélicoptère de la gendarmerie de Montpellier sur les environs de Rivesaltes. Les militaires repèrent un chenil récemment installé dans une grande propriété isolée.

 

Onze box hébergent des chiens, dont certains dépourvus de toiture, ne leur offrant aucun abri en cas d’intempéries ou de soleil de plomb. L’un d’eux est allongé, sans aucune réaction au vol stationnaire de l’hélicoptère. La situation apparaît alors préoccupante. Un contrôle est mis en place par les gendarmes, avec accord du parquet, mobilisant trois vétérinaires. Et l’état des lieux s’avère peu reluisant.

Non seulement la structure est non-conforme mais la maltraitance sur les chiens, dont trois d’une extrême maigreur, est réelle. Soumis à des conditions de vie déplorables, laissés à l’abandon au milieu de leurs excréments. 14 chiens et 2 chiots de races Berger Allemand, Malamute d’Alaska et Dogue de Bordeaux ont été saisis et placés dans trois refuges de la région. Tous ont été proposés à l’adoption.

Des chiots vendus 800 à 2000 euros

Or, le propriétaire explique qu’il ignore la présence de ce chenil installé par un ami à qui il laisse la jouissance de son terrain. Une enquête, complexe, est lancée par les gendarmes de Rivesaltes avec l’appui de la D.D.S.V., de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et du référent « Capture Canin » de la gendarmerie de Bourg Madame. Premier objectif : identifier les chiens, dont deux munis de puces étrangères, et démontrer leur origine.

Les vérifications auprès des institutions (Centrale Canine, LOF, livre des Origines Français, finances publiques et tribunal de commerce) ou sur les comptes bancaires du suspect ainsi que les auditions d’organisateurs de salons vente et des propriétaires de chiens laissés en dépôt-vente, ont confirmé le commerce illégal.

Le mis en cause, de 46 ans, allait jusqu’en Charente, Hautes-Pyrénées et Var où, se présentant comme éleveur, il vendait des chiots, jamais inscrits au LOF, entre 800 et 2 000 euros. De plus, son chenil n’avait jamais été déclaré en mairie, ni auprès de la DDSV tout comme le transport d’animaux. Enfin, le faux éleveur avait été condamné en 2015 à une interdiction à vie de détenir un animal pour actes de cruauté sur 8 chiens, des moutons, des ânes et une chèvre à Saint-Hippolyte. Il a fait appel de cette décision.

L’intéressé a finalement été localisé et placé en garde à vue le 13 juin. Laissé libre, il devra répondre de nombreux délits le 17 août devant le tribunal correctionnel de Perpignan. Sachant que la SPA s’est constituée partie civile. Il devra aussi s’expliquer auprès des différentes administrations (impôts ou CAF) pour avoir perçu le RSA et pour l’exécution de travaux sans permis de construire.

 

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27 juillet 2016 / pour / dans

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