Prison ferme pour une femme qui tue le chien du voisin en le jetant par la fenêtre dans le Calvados

Prison ferme pour une femme qui tue le chien du voisin en le jetant par la fenêtre dans le Calvados
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Une femme de 34 ans a été condamnée à huit mois de prison ferme par le tribunal de Lisieux pour avoir, entre autres, tué le chien du voisin en le jetant par la fenêtre.

 

Mardi 24 janvier 2017, une femme de 34 ans a été condamnée à huit mois de prison ferme par le tribunal de Lisieux (Calvados) pour avoir, entre autres, tué le chien de son voisin, en le jetant par la fenêtre. Récit.

La mise en cause obligée de quitter la salle

Elle faisait les cent pas et fulminait dans le tribunal de Lisieux depuis le début de l’après-midi, mardi 24 janvier 2017, lors de l’audience correctionnelle.

Puis, quand vint enfin son tour de se présenter à la barre, elle n’a pas tenu longtemps, coupant sans cesse le président. La patience de Lionel Da Costa Roma a pourtant des limites. Après plusieurs mises en garde, la sanction est tombée : « Quittez la salle ».

Le bichon maltais euthanasié

La femme de 34 ans, originaire de Mayenne, n’a donc pas eu l’occasion de s’expliquer sur les faits qui lui étaient reprochés. Ils sont pourtant nombreux.

Le pire est intervenu le 22 mai 2016, à Fervaques, près de Livarot. Ce jour-là, visiblement alcoolisée, la femme dégrade la porte d’entrée d’un voisin à coups de pieds et s’introduit chez lui. Présent dans l’appartement, le chien du voisin s’enfuit mais la jeune femme le rattrape et l’emmène chez elle.

À l’arrivée des gendarmes, elle monte au deuxième étage, menace d’égorger l’animal et jette finalement le bichon maltais par la fenêtre. Le choc est dur pour la petite bête, qui devra être euthanasiée par la vétérinaire.

Quatre jours plus tard, la mise en cause s’introduit une nouvelle fois dans la maison de voisin et dégrade cette fois-ci sa voiture.

Elle insulte le curé

Lors du procès, le 24 janvier, le président du tribunal énumère l’ensemble des méfaits commis par la trentenaire.

Les plus anciens remontent à octobre 2014 : énervée après s’être vue refuser des bons alimentaires, elle aurait alors frappé une secrétaire de mairie à Moyaux, à l’aide d’une perfusion… Avant de repartir en insultant tout le monde, y compris le curé.

Le chien dans la poubelle

Moyaux toujours, le 20 mars 2015. La prévenue avait tenté d’émettre un chèque de 152 euros via un compte clôturé, à la boulangerie. En juillet 2015, elle avait profité de la pause du midi pour voler un Dahlia chez la fleuriste.

Enfin en mai 2015, alors qu’elle souhaitait se débarrasser de son chien, un Jack Russel, elle l’avait déposé… dans un container poubelles, à Moyaux. L’animal en était sorti indemne.

« Une femme au parcours chaotique »

Une liste de faits plus ou moins graves, sans aucun lien : c’est une personnalité pour le moins particulière qu’a dû juger le tribunal de Lisieux. Selon un spécialiste, elle n’est pourtant « pas malade mentale ».




Le rapport médical montre « des traits psychopatiques », « une femme marginalisée, en pleine dérive sociale », avec « un parcours chaotique »… Elle compte déjà sept condamnations, pour des faits de violence, rébellion, outrage à agent, vol, abus de confiance…

Ces faits montrent qu’elle est dangereuse pour elle, les autres, et ceux qui souhaitent l’aider, estime Christophe Bogliolo, substitut du procureur.

Prison ferme

Considérant le passif de la mise en cause, le tribunal a finalement décidé de la condamner à une peine de huit mois de prison ferme.

Elle devra par ailleurs verser 724 euros de dommages et intérêts au refuge animal Augeron, et 1 000 euros à son voisin de Fervaques pour qui le préjudice causé par la perte de son Bichon maltais, est « inestimable ».

 

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27 janvier 2017 / pour / dans

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