Pépin la chienne d’un an tuée d’un violent coup de râteau pour un conflit de voisinage.

Pépin la chienne d’un an tuée d’un violent coup de râteau pour un conflit de voisinage.
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Convoqué au tribunal pour avoir blessé à mort la chienne de sa voisine, un homme a expliqué avoir agi pour « sauver ses chiens qui étaient attaqués« . De la mauvaise foi selon l’avocate de la victime qui a dénoncé un geste cruel et gratuit.

 Cela fait 4 années que Sylvie loue une habitation individuelle dans le secteur de la Souris Chaude. Vivant seule, cette femme sans histoires a décidé de partager son quotidien avec plusieurs chiens qu’elle a eu le courage de recueillir, les sauvant ainsi d’une dangereuse errance.Par principe de précaution, la locataire a donc équipé ses chiens de colliers anti-fugue. Mais en novembre 2016, les relations avec son voisin direct prennent un inquiétant virage, notamment, lorsqu’elle découvre que Pépin, sa chienne d’un an, est retrouvée blessée et morte dans son jardin.

L’animal, qu’elle avait recueilli en 2016, est décédé des suites d’un oedème causé par un violent coup sur la tête. Un coup de râteau qui a été reconnu et pleinement assumé par son voisin qui a donc été convoqué en gendarmerie suite au dépôt d’une plainte. L’homme, visiblement serein et peu conscient de ses actes, s’est expliqué sans détours mardi après-midi à la barre du tribunal de police de Saint-Pierre, coupant volontairement la parole au président, aux avocats et non sans une certaine nervosité.

« j’adore les animaux »

Selon le prévenu, qui est lui même propriétaire de chiens, il n’a « fait que réagir à l’agression de ses chiens par celui de sa voisine » qui l’accuse clairement d’une manoeuvre d’appropriation foncière depuis quelques mois. Mais l’homme réfute en bloc. « Je n’ai pas voulu le tuer, j’adore les animaux » glisse, à rebours, l’intéressé également suspecté d’avoir tiré à la carabine au plomb sur un autre animal.




Rappelé à l’ordre pour des propos injurieux contre l’avocate de la victime et même menacé d’expulsion du tribunal pour son comportement limite, l’auteur présumé des faits a affirmé que la jeune chienne « se trouvait dans (son) jardin ». Impossible selon la victime, choquée. « Mais c’est la troisième voire la quatrième fois que ce chien venait attaquer mes chiens qui sont bien plus petits. Je n’y suis pas pour rien mais c’était soit ça soit mes deux chiens étaient tués » poursuit le prévenu devant un public médusé. « Je peux vous montrer leurs cicatrices. Le collier anti-fugue ne fonctionnait pas et le chien passait quand même la clôture » lance imperturbable l’intéressé qui estime avoir eu le geste juste et précis.

L’avocate de la victime, Me Brigitte Mauro, a rappelé que le prévenu avait « annoncé son intention de tuer ce chien » soulignant ainsi la violence disproportionnée des faits. « Il a même mis la pression à un homme venu faire des travaux chez cette dame en lui disant qu’il n’avait rien à faire là » poursuit le conseil relatant l’audition de l’artisan.

Plus mesuré, le parquet de Saint-Pierre a évoqué un « problème de voisinage » et s’est interrogé sur la présumée « légitime défense » avancée tout en dénonçant les agissements de l’intéressé. Ce dernier sera fixé sur son sort le 7 mars prochain.

 

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9 février 2017 / 2 Commentaires / pour / dans

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