OISE : Il tue à coups de sabre le chien qui mordait sa femme

OISE : Il tue à coups de sabre le chien qui mordait sa femme
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Un homme de 25 ans a estourbi, à coups de sabre, le berger malinois qui avait agressé sa compagne, le 23 avril, à Beauvais.

Il comparaissait jeudi, tout comme l’agent de sécurité, conducteur du chien, âgé de 31 ans, devant le tribunal correctionnel de Beauvais. Les deux prévenus ont tout deux été condamnés à 3 mois de prison avec sursis.

La nuit des faits, le maître, très alcoolisé, promène son molosse sans muselière. Après une première altercation avec des voisins du couple, l’homme poursuit sa route en proférant des insultes et excitant ainsi son chien. Alors qu’elle remplissait sa voiture avant de déménager, la victime a peine le temps de s’adosser à son véhicule que la chienne lui saute dessus et lui enfonce ses crocs dans le bras. Sans se préoccuper d’elle, le conducteur de chien continue son chemin.

Alerté par les cris de son amie, son compagnon descend de l’appartement et la trouve, le bras en sang, en état de choc. Ivre de colère, il remonte dans son appartement, agrippe son katana – un sabre japonais acquis en vue de pratiquer un art martial – et prend en chasse le berger malinois. Il le rattrape, lui assène trois violents coups de sabre dont un qui sera fatal à l’animal.

malinois

Photo illustration

Double condamnation

À l’audience, le jeune homme a regretté son geste fou expliquant qu’il n’avait pas l’intention de tuer la chienne : «  J’étais littéralement hors de moi, comme dans la peau d’un autre. La rage m’a fait perdre le contrôle de mes gestes.  ». Le maître a assuré que «  sa chienne n’avait jamais mordu personne  », avant d’expliquer que l’animal lui était indispensable à l’exercice de sa profession. Le procureur a pointé les manquements de ce dernier : « Imaginez si cela avait été un enfant. Pour un agent de sécurité, votre attitude est inquiétante. » Raison pour laquelle les juges ont interdit à cet agent de sécurité de détenir un chien pendant 3 ans malgré le plaidoyer de son avocat.

En plus de leurs sanctions pénales respectives, les deux hommes ont été condamnés par le tribunal à verser des dommages et intérêts. L’agent de sécurité devra payer, entre les frais de justice, les préjudices moral et matériel, 2400 euros à la victime. Le second prévenu devra payer une somme équivalente, dont 300 euros à la fédération française de la protection animale qui s’était constitué partie civile. Le sabre lui a été confisqué.

 

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28 mai 2016 / pour / dans

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