Marseille : la polémique autour d’un chat perdu, retrouvé… et adopté

Marseille : la polémique autour d’un chat perdu, retrouvé… et adopté
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Chacun dans cette histoire cherche son chat.

 

Et s’il a finalement été retrouvé, il a tout bonnement changé de propriétaire.

Tout commence fin avril, dans le quartier de la Belle-de-Mai à Marseille (3e).

Le Gris – c’est le nom qu’Audrey Zeitoun a donné à son chat, baptisant son frère Le Roux – part en vadrouille, sans doute attiré par une minette du coin.

Sa propriétaire a l’habitude de le voir disparaître, de toute façon, « il revient toujours ». Mais pas cette fois.

Le 11 mai, elle profite du rendez-vous pris chez le vétérinaire pour stériliser Le Roux (mais pas Le Gris, puisqu’il n’est pas rentré), pour actualiser les coordonnées (adresse, numéros de téléphone…) inscrites sur les puces de ses deux matous.

Six jours plus tard, la jeune femme de 29 ans reçoit, à son ancienne adresse, un courrier lui indiquant que Le Gris a été ramené à la SPA via la fourrière et qu’elle a huit jours pour le récupérer. Malheureusement, Audrey Zeitoun ne prend connaissance du courrier que près de quatre semaines après, le 23 juin. Quand elle se présente à la SPA, il est trop tard, son chat a trouvé de nouveaux maîtres le 28 mai, quelques jours seulement après avoir été mis à l’adoption. C’est à partir de là que l’affaire tourne au vinaigre.

« J’élève Le Gris et Le Roux depuis deux ans, après les avoir sauvés de la noyade aux Antilles, je veux simplement récupérer mon chat ! » s’emporte la jeune femme.

« Tout le protocole a été respecté à la lettre, nous ne pouvons pas demander à quelqu’un qui a adopté un animal qui pouvait l’être, de le rendre« , rétorque Xavier Bonnard, le président de la SPA Marseille Provence.

Qui précise toutefois que, conscient de la situation, il a joint malgré la nouvelle famille du Gris pour lui proposer d’adopter un autre chat et de rendre l’animal à son ancienne propriétaire.

« Mais ses nouveaux maîtres m’ont répondu que des liens s’étaient déjà tissés avec les enfants de la famille d’autant qu’elle le soigne matin et soir depuis un mois« , souligne-t-il.

Le président du refuge déplore ce cas inédit

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Ce n’est pas le serpent, mais le chat qui se mord la queue.

Au point de hérisser le poil d’Audrey Zeitoun qui, ni une ni deux, lance une pétition sur internet.

En moins de trois semaines, elle recueille plus de 11 000 signatures, tandis que les relations avec la SPA se tendent.

« Je suis prête à régler les frais de vétérinaire avancés par cette famille« , insiste-t-elle.

De son côté, le président du refuge déplore ce cas inédit et dénonce « des coups de fil incessants, des insultes et menaces adressées par cette dame et son papa à notre personnel », qui le conduisent à déposer une plainte au commissariat pour harcèlement, menaces et diffamation.

« Je suis vraiment désolé pour cette jeune femme qui aurait dû peut-être contacter plus tôt les vétérinaires et la SPA quand elle a découvert la disparition de son chat, déclare Xavier Bonnard, auteur d’un droit de réponse sur le site de la pétition en ligne.Vous comprenez bien, en particulier durant cette période estivale où les chats, chiens et portées nous arrivent par dizaines, que notre but n’est pas de récupérer tel animal à sa famille mais bien de faire en sorte que les bêtes sortent du refuge aussi vite qu’elles en sont arrivées, en étant confiées à une famille aimante. »

Déterminée à tout faire pour reprendre son chat, Audrey Zeitoun a, à son tour, publié sur le site sa réponse au président de la SPA.

Quant au Gris, imperméable aux déchirements des hommes, il vit quelque part en ville, sa vie de matou trop aimé.

 

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17 juillet 2016 / 1 Commentaire / pour / dans

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