Maltraitance sur  » le film Mes vies de chien » le producteur se défend

Maltraitance sur  » le film Mes vies de chien » le producteur se défend
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Depuis la diffusion des images du tournage par TMZ, la polémique enfle sur le traitement que l’équipe de ce film a fait subir aux bêtes. Gavin Polone, son producteur rejette la faute sur les associations de défense de la cause animale. Il en mordrait presque…

 

À deux jours de la sortie américaine du film, Mes vies de chien, adaptation du roman éponyme du best-seller canin de Bruce Cameron, son producteur Gavin Polone se défend des attaques contre ce feel-good movie. Son pitch? Un chien aux multiples vies se réincarne en bâtard, golden retriever, berger allemand, labrador et fera tout pour retrouver son maître qu’il aime plus que tout. Voilà pour la fiction, la réalité est moins romantique.

Une polémique est née depuis la publication d’images du tournage de ce film par le site TMZ. Elles montrent un dresseur forçant un chien à plonger dans un torrent artificiel. L’animal réticent finit par être poussé par son maître et il est sauvé in extremis de la noyade par deux membres de l’équipe de tournage.

 

 

À travers une tribune publiée par le Hollywood Reporter, Gavin Polone, le producteur du film Mes vies de chien a souhaité répondre à ses détracteurs qui l’accusent de violence envers les chiens.
Gavin Polone a bien souhaité préciser qu’il était absent lors de la scène en question et s’est dit blessé d’être associé à ces images. «Savoir que je suis lié à une accusation de maltraitance envers un chien, ça me blesse, pour utiliser un euphémisme», explique-t-il.

«Pourquoi a-t-il gardé la vidéo pendant un an et trois mois avant de la rendre publique ? »
Gavin Polone, à propos de l’auteur de la vidéo publiée sur TMZ

Avant d’ajouter: «Je n’ai jamais eu de relations plus solides dans ma vie que celles que j’ai partagées avec des animaux. L’amour des animaux définit mon existence, et c’est cet amour qui m’a permis d’adapter au grand écran le merveilleux roman écrit par Bruce Cameron sur le lien entre une personne et son chien».




Le producteur américain n’hésite pas à remettre en question l’initiateur de l’enregistrement. «Pourquoi a-t-il gardé la vidéo pendant un an et trois mois avant de la rendre publique? S’il voulait protéger les animaux, n’aurait-il pas fait le nécessaire pour empêcher immédiatement que les personnes responsables continuent de faire cela sur d’autres tournages?», s’interroge-t-il.

Pollone s’en prend aux associations “AHA” et “PETA”

Pour Gavin Pollone, certaines associations ne sont pas exemptes de tout reproche. Il condamne d’ailleurs un représentant de l’American Humane Association (AHA) ainsi que l’association protectrice des droits des animaux PETA.

La première association avait d’ailleurs été rémunérée par la production pour assurer la sécurité et le bon traitement des animaux. Selon M.Polone, le membre de l’AHA aurait donc dû intervenir. «Ces personnes devraient être tenues responsables et ne devraient jamais plus travailler pour ce studio», tance le producteur.

La personne placée sur le tournage par l’AHA a d’ailleurs été renvoyée suite à la diffusion de cette vidéo. Dans un communiqué de Mark Stubis, représentant de l’American Humane Association, l’organisation a «fait appel à une personne indépendante pour mener l’enquête».

PETA subit aussi les foudres de Gavin Polone. «Cette association appelle au boycott du film et, comme toutes les grandes organisations protectrices des animaux, ils dépensent une énergie folle pour que ces événements nous fassent de la mauvaise pub», fustige le producteur qui «aimerait que l’on mette en place une meilleure méthode pour protéger les animaux sur les tournages avec un service de protection des animaux plus efficace».

Comme le rappelle The Hollywood Reporter, la société Birds & Animals Unlimited qui a fourni les chiens a émis son propre communiqué de presse, en minimisant bien entendu les accusations de maltraitance.

En attendant, cette polémique a contraint la production de Mes vies de chien à annuler l’avant-première américaine et la conférence de présentation de ce film dont la sortie française est prévue le 19 avril.

 

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26 janvier 2017 / pour / dans

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