Les 12 gènes responsables des comportements agressifs chez un chien

Les 12 gènes responsables des comportements agressifs chez un chien
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Des gènes seraient à la fois responsables de la petite taille d’un chien et des comportements agressifs envers le maître ou des congénères familiers.

 

GÉNÉTIQUE. Il existe environ 400 races de chiens dans le monde, très différentes les unes des autres. Ces variations dites phénotypiques (c’est-à-dire observables) sont en partie le résultat de la sélection artificielle qu’a exercé l’homme. Selon des chercheurs américains, certains gènes impliqués dans la morphologie des chiens sont également associés à des traits de caractère. Pour découvrir cela, les scientifiques ont utilisé l’étude d’association pangénomique qui se traduit par une analyse minutieuse de nombreuses variations génétiques sur un échantillon important d’individus afin de les corréler avec des traits phénotypiques. Selon les résultats de l’étude publiée le 8 août 2016 dans la revue scientifique BioMed Central, les allèles de gènes situés sur deux locus nommés IGF1 et HMGA2 seraient à la fois responsables de la petite taille d’un chien et de comportements agressifs envers le maître ou des congénères familiers. Ils démontrent également une sensibilité au touché et de l’anxiété lors de la séparation d’avec le maître. Autre conclusion de l’étude : certains allèles de gènes, placés sur le chromosome 18 et X induiraient également une sensibilité au touché. Mais ces derniers seraient également impliqués dans l’agressivité et la peur envers des animaux et des personnes inconnues.

Vers des nouveaux moyens pour traiter les troubles de l’anxiété

Autrement dit, les gènes qui peuvent prédisposer les chiens à être agressif envers les personnes qui leur sont familières ne sont pas les mêmes qui induisent une peur et une agressivité envers les personnes et les chiens inconnus. En tout, environ 12 gènes auraient été découverts, pouvant induire l’une des maladies mentales les plus répandues chez le chien : les troubles de l’anxiété. Selon Carlos Alvarez, l’un des auteurs principaux de l’étude : « Ces gènes semblent cohérents avec la régulation de l’axe hypothalamus-hypophyse-surrénal, impliqué dans les comportements liés à la peur et à l’agressivité« . Bien que l’apport premier d’une telle étude soit pour la médecine vétérinaire, les chercheurs ne cachent pas que l’objectif principal reste de comprendre les troubles mentaux chez l’être humain. Cependant, les scientifiques estiment que grâce à ces résultats, des traitements pourront être conçus afin de soigner les troubles de l’anxiété chez les chiens malades.

 

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17 août 2016 / pour / dans

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