Le Puy : c’est la fin du calvaire pour deux chiens

Le Puy : c’est la fin du calvaire pour deux chiens
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15 kg en moins

 

« Je ne les ai pas reconnus tellement ils étaient maigres ! » remarque le responsable de la SPA, Christophe Fayard. Les animaux sont très amaigris et traumatisés par leurs conditions de vie déplorables.

La propriétaire est en effet une vieille connaissance de la SPA, ce qui explique sans doute aussi le fait que la jeune femme ait accepté d’abandonner les chiens à l’association.
Il y a quatre ans, la SPA avait saisi sur décision du procureur de la République 17 chiens à son domicile pour permettre à la Police d’investir les lieux. « Les chiens n’étaient jamais sortis et dans un état de maigreur impressionnant ! Ils avaient peur de tout et n’étaient pas sociabilisés », se souvient Christophe Fayard.
Le tribunal a ensuite restitué trois chiens aux propriétaires, la jeune femme et son compagnon, les autres ayant été pris en charge par la SPA et adoptés depuis, excepté un, toujours au refuge.

Mais la SPA devait récupérer une seconde fois les trois chiens le 31 décembre 2015, les propriétaires étant introuvables et les chiens livrés à eux-mêmes dans le petit appartement de la rue Saint-François-Régis.

En février, la propriétaire se manifestait pour reprendre ses chiens. « On lui a rendu faute de procédure judiciaire en lui demandant de trouver une maison avec terrain d’ici avril ». Entre-temps, l’un des trois chiens s’est échappé de l’appartement et a été ramassé par la fourrière en mars. La SPA a pris en charge ce chien, « dans un état correct ».
Visiblement, la situation s’est dégradée en quelques mois pour les animaux. Une fois encore, la misère animale cache une profonde détresse sociale, d’où la difficulté d’intervenir pour la SPA. Sous tutelle, la jeune femme a du mal à gérer les animaux, son ami est actuellement incarcéré.
Quant aux chiens, ils sont désormais soignés en attendant d’être mis à l’adoption dès que leur état le permettra.

« Il faut porter plainte »

Cela fait des semaines, voire des mois que des riverains de la rue Saint-François-Régis s’inquiétaient du sort des deux chiens. « On a harcelé la SPA, la tutrice et la Police » reconnaît une riveraine, qui pensait les chiens livrés à eux-mêmes.

« On ne peut pas enfoncer les portes car on n’a pas de pouvoir de police. En l’absence de document judiciaire, on ne peut qu’essayer de convaincre les propriétaires, auteurs de maltraitances, de signer un acte d’abandon. S’il n’y a pas de plainte, c’est très difficile d’intervenir » confirme Christophe Fayard. Contacter la SPA ne suffit pas toujours à mettre fin au calvaire des animaux maltraités.

« Pour entamer la procédure, il ne faut pas hésiter à porter plainte soi-même auprès du Tribunal de grande instance ou aller au commissariat ou à la gendarmerie les plus proches ».

La plainte est la condition pour entamer une procédure et saisir les animaux si le propriétaire refuse d’abandonner ses animaux à la SPA.
Malheureusement, les affaires de maltraitance sont le lot quotidien de la SPA de la Haute-Loire qui, dernièrement, a récupéré des chevaux et une vache à Saint-Vidal. En juin, le propriétaire de trois chiens abandonnés à l’attache sans nourriture sera jugé au Puy.

Mais tout ne se termine pas à l’amiable ou au tribunal, faute de procédure.

 

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23 mai 2016 / pour / dans

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