Le patron du centre canin de dressage réagit à la vidéo qui a fait un buzz « c’est monté de toutes pièces »

Le patron du centre canin de dressage réagit à la vidéo qui a fait un buzz « c’est monté de toutes pièces »
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La vidéo d’un chien attaché et muselé en train de recevoir des claques à la chaîne dans un club canin de Saint-Laurent-du-Var a généré un gros buzz sur Internet. Le patron du club réagit.

 

La vidéo mise en ligne remonte à trois semaines. Elle provient d’une Varoise venue faire sociabiliser, Iban, son Bull Terrier de deux ans et demi dans un club canin des Alpes-Maritimes.
« Lui ayant conseillé ce club, c’est moi qui lui ai demandé de faire une vidéo pour voir le travail accompli. L’éducateur sait donc parfaitement qu’il est filmé. Si nous l’avons mise sur la page Facebook de la fédération, après analyse, c’est pour montrer ce que l’on dénonce« , explique le Varois Eric Tramson, de la FFPAnimale, qui a publié la vidéo.




PAS UN ÉDUCATEUR

«C’est monté de toutes pièces», répond Patrick Villardry, patron du centre canin de Saint-Laurent, où a été tournée la vidéo controversée. «Chez nous, on ne maltraite pas les chiens. Regardez le monde qui vient et qui revient ici. Tous ces gens-là vous le diront. Je vais contacter la Société centrale canine et mon avocat. Je me réserve le droit de porter plainte.

D’abord, la scène ne se déroule pas durant un cours de dressage, mais sur le parking. Ensuite, Eric, la personne qu’on voit donner des claques sur la muselière du chien, n’est pas un éducateur. Et ça s’est produit alors que je n’étais pas là, et que les éducateurs étaient occupés un peu plus loin.

«Eric nous aide pour des petites tâches sur le centre, explique encore Patrick Villardry, mais il n’est pas autorisé à toucher les chiens. Quand j’ai vu la vidéo, je l’ai engueulé et je lui ai dit qu’il ne faut pas faire les choses comme ça.

Déjà, ce qu’on ne voit pas dans la vidéo, c’est le contexte. Des témoins nous ont dit avoir vu le compagnon de la propriétaire du chien donner des coups à Iban. Sur la vidéo, on ne voit pas non plus l’autre chien qu’il y avait en face. Les claques, c’est une des solutions pour qu’un chien n’aille pas à la ‘‘piqûre’’. Le retenir par le collier, c’est pour l’empêcher de se battre. Normalement, on gradue et on ne donne des claques que s’il n’y a pas moyen de faire autrement pour que le chien comprenne et change d’attitude, justifie encore le patron du centre canin.

Avec un harnais, c’est difficile de retenir un chien puissant ou très agressif. Mais c’est la propriétaire qui l’avait mis à son chien, pas nous, et le collier à pointes aussi. Et puis il faut nuancer. Les claques n’ont pas été données sur le museau, mais sur la muselière, qui protège le chien. D’ailleurs, on voit sa queue qui remue. Si c’était un chien maltraité, il aurait les oreilles couchées et il aurait peur».

UN MONTAGE VIDEO À CHARGE ?

«Le montage de la vidéo a été fait pour en accentuer les effets. Les séquences sont répétées deux fois, au ralenti». Seules les dernières secondes de la vidéo montrent brièvement Bernard, un des éducateurs du centre, «ramenant Iban à lui en tirant sur le collier».

Une séquence elle aussi filmée deux fois. Et on ne voit pas l’éducateur donner de claque au chien.

Ce mercredi, Patrick Villardry avait l’air serein et se disait prêt à donner toutes les explications nécessaires si la justice venait à lui en demander. De son côté, Cédric Massion, le président de l’association SOS Bull Terrier, a porté plainte contre le couple qui a adopté le chien et contre Eric Tramson, le Varois qui a mis en ligne la vidéo, auprès de la gendarmerie de Draguignan.

Contre le couple pour «ne pas avoir bien traité» Iban et pour «ne pas l’avoir promené en laisse» contrairement aux engagements pris. Et contre Eric Tramson parce que le chien a été l’objet d’un traitement «brutal» au centre canin où il l’avait envoyé avec sa maîtresse.

«J’ai sauvé Iban alors qu’il allait être euthanasié. Je lui ai fait faire une réhabilitation comportementale qui a coûté des centaines d’euros chez un comportementaliste. Mon seul souci, c’est son bien- être et je ne veux pas qu’il soit traumatisé et devienne violent. J’ai demandé que le couple d’adoptants le restitue à notre association SOS Bull Terrier».

 

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2 février 2017 / pour / dans

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