La vidéo d’un chien brutalisé : le président du club canin jugé ce lundi

La vidéo d’un chien brutalisé : le président du club canin jugé ce lundi
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Début juillet, une vidéo, postée sur les réseaux sociaux, montrait le président d’un club canin maltraiter un chien. Il est convoqué ce lundi au tribunal de Saint-Omer, dans le cadre d’une procédure de plaider coupable.

 

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Le dimanche 3 juillet, une vidéo était postée sur les réseaux sociaux, sur laquelle on voyait le président du club canin de Balinghem, Pascal Lecourt, maltraiter un berger allemand lors d’une séance de dressage. Sur la vidéo, datée du 9 avril, Pascal Lecourt prenait le chien par le collier, le retournait et l’envoyait violemment au sol. «  C’est le geste d’un fou furieux, inconsidéré, gratuit, sans aucune finalité si ce n’est de casser l’animal. C’est une chance que ce dernier n’a pas été blessé  », avait condamné avec fermeté Daniel Schwartz, vice-président de la Société centrale canine et président de la commission d’utilisation nationale du chien de berger et de garde.

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Après la séance, le vétérinaire avait diagnostiqué un hématome à la hanche de Lemon, le jeune berger allemand âgé de huit mois à l’époque des faits. La publication avait déclenché une vague d’émotion chez les internautes. En quatre jours, une pétition réclamant «  la radiation de l’instructeur et la fermeture du centre de dressage  » avait recueilli plus de 35 000 signatures.

Plaider coupable

Le propriétaire du chien, qui par ailleurs était l’auteur de la vidéo, avait le 4 juillet déposé plainte à la gendarmerie d’Ardres pour maltraitance sur animaux. «  On ne peut pas vraiment agir en notre nom, faute de preuve. En revanche, si la plainte déposée par le propriétaire débouche sur un procès, on pourra se porter partie civile  », avait alors communiqué la Ligue de protection des animaux (LPA).

Convoqué ce lundi au tribunal de grande instance de Saint-Omer, Pascal Lecourt va plaider coupable devant le procureur. S’il accepte la peine proposée par ce dernier, il passera devant le juge du tribunal correctionnel qui validera la réquisition. Si en revanche, il refuse, il sera jugé en audience publique de façon classique.

Les charges retenues contre le président du club canin sont «  l’infraction pour mauvais traitements envers un animal, aggravée par sa qualité d’exploitant d’un établissement accueillant des animaux  ». Selon Sébastien Piève, procureur de Saint-Omer, le prévenu risque six mois de prison et 7 500 € d’amende, ainsi que des peines complémentaires, comme l’interdiction d’exercer une activité professionnelle ayant permis la commission des faits, ou de détenir un animal.

 

 

 

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7 novembre 2016 / 1 Commentaire / pour / dans

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