Justice : Il tue son chien à coup de marteau « C’est inhumain il n’avait aucune chance »

Justice : Il tue son chien à coup de marteau « C’est inhumain il n’avait aucune chance »
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Saint Quentin dans l’Aisne, il tue son chien parce qu’il ne pouvait pas le faire soigner !!!

 

Neuf associations de protection animale demandent des dommages et intérêts à l’homme qui a tué son chien à coups de marteau.

Il devait se sentir bien seul à la barre du tribunal. Dominique, 57 ans, a contre lui, outre le procureur, neuf associations de protection animale dont la fondation Brigitte-Bardot, One Voice, la fondation 30 Millions d’amis et la SPA. L’histoire de ce chien tué à coups de marteau a ému bien au-delà des frontières de la Picardie. Elle a scandalisé par sa cruauté. Une agonie dont les défenseurs de la condition animale se sont emparés en laissant deux pétitions pour rendre hommage «  au chien martyr  ».

Ce mardi 11 octobre, le quinquagénaire le reconnaît : «  Je regrette de l’avoir tué.  » Ce seront ses seuls remords. Au soir du 17 juin, cela fait déjà quelques semaines que l’épagneul traîne un eczéma non soigné. Dominique, avec ses 1 200 € par mois, n’a pas les moyens de l’emmener chez le vétérinaire, parce que «  ça (le) faisait chier  », lâche l’avocat d’une des associations de protection animale. Et selon l’une des voisines, interrogée lors de l’enquête, les cris et les pleurs de l’animal ont été entendus cinq jours avant les coups fatals. «  Une histoire de vengeance  », réfute le propriétaire. «  Il se grattait à sang  », poursuit-il. L’épagneul était malade «  depuis un an et demi, deux ans  ».

Surendetté, ce natif de Somain, dans le Nord, a alors trouvé pour seul remède cette fin atroce. Il s’est saisi d’un marteau et aurait porté deux coups. Lorsque les policiers pénètrent chez lui, l’homme leur indique où se trouve la dépouille encore chaude du chien : dans un sac plastique posé sur un carton. À l’audience il confie : il s’apprêtait à enterrer l’animal à la campagne.

 

« C’est un monstre, je le dis comme je le pense. C’est inhumain, ce pauvre chien n’avait aucune chance » Me Berthelot

 

Il a pensé se rendre à la SPA. «  C’était mieux de le faire piquer pour arrêter ses souffrances », explique-t-il. «  Monsieur est dans le déni, s’offusque la fondation 30 Millions d’amis. Il n’a pas beaucoup de courage, il avait prémédité la mort de son chien.  » Au tour du quinquagénaire de prendre les coups.

Les avocats s’indignent un à un. Pour la Fondation assistance aux animaux, représentée par Me Berthelot, «  c’est un monstre, je le dis comme je le pense. C’est inhumain, ce pauvre chien n’avait aucune chance.  » La SPA enchaîne : «  C’est un acte violent qui ne doit pas être banalisé parce que c’est un chien.  » Puis l’association Stéphane Lamart, pour la défense du droit des animaux, porte l’estocade : «  Le fait de ne pas soigner son chien, c’est un acte de cruauté. Vous avez préféré lui donner l’absolution. Il a considéré son chien comme un détritus.  »

Les défenseurs de la cause canine ont tous demandé qu’il ne puisse plus jamais détenir un animal. «  Il était à un carrefour, il a choisi la mauvaise voie, tempête le procureur, Lucile Moutier. En assénant des coups de marteau, il a fait «  la démonstration de la brutalité et de la sauvagerie  ». Du sursis simple a été requis contre celui qui comparaissait là pour la première fois devant un tribunal. Décision mardi 8 novembre.

Une spectatrice venue spécialement d’Épinal

La cause animale peut parfois créer plus d’émoi qu’une mort humaine. Dans le Saint-Quentinois, en 2011, la mort du chien Lucky, un dalmatien traîné derrière une voiture, avait plus ému que celle d’un homme, tué d’une balle en pleine poitrine, le même week-end. Hier matin, une femme avait fait le déplacement depuis Épinal pour assister au procès du quinquagénaire qu’elle est parvenue à insulter à la sortie de l’audience.

Les faits

Dominique, 57 ans, a comparu mardi 11 octobre pour sévices ou acte de cruauté envers un animal domestique.

Le 17 juin, la police est intervenue chez lui, dans le centre-ville de Saint-Quentin, parce qu’une voisine avait entendu les hurlements « à la mort » de l’épagneul.

C’est la première fois que le quinquagénaire était poursuivi devant un tribunal correctionnel.

La peine maximale encourue est de deux ans de prison et 30 000 € d’amende.

Le procureur a requis une peine de prison avec sursis, laissée à l’appréciation du tribunal. Et l’interdiction définitive de détenir un animal.

 

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12 octobre 2016 / pour / dans

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