Hank, ce chien Irlandais condamné pour sa ressemblance avec un pitbull

Hank, ce chien Irlandais condamné pour sa ressemblance avec un pitbull
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Pour ses propriétaires, Leonard Collins and Joanne Meadows, Hank est un croisement entre un staffordshire bull terrier et un labrador. Un chien de 2 ans qui s’excite parfois, avec une tendance à un peu trop aboyer, mais pas méchant.

 

Pour les autorités de Belfast, où réside le couple, Hank est un pitbull terrier, une race de chien interdite en Irlande du Nord depuis 1983. Appelés anonymement, des policiers ont capturé Hank au domicile de Leonard Collins, sans le prévenir, et en ne laissant qu’une note pour dire qu’ils n’allaient plus pouvoir voir leur chien avant qu’une décision soit prise sur son cas.

Soit il n’est pas considéré comme un pitbull (un terme vague et librement interprétable), et il sera relâché. Soit il l’est, et posant « un danger immédiat pour le public », il sera « détruit », selon la très froide terminologie administrative.

« Il n’y a absolument rien qui indique qu’il s’agisse d’un pitbull »

« La façon dont le conseil de Belfast a capturé Hank est plus que choquante », a dénoncé Leonard Collins un peu partout dans la presse anglo-saxonne et en ligne, où son histoire a été largement relayée depuis qu’il a souhaité médiatiser l’affaire.

« Lorsque nous l’avons accueilli, on nous a montré des photos de ses parents en nous disant que c’était un staffie labrador. Il n’y a absolument rien qui indique qu’il s’agisse d’un pitbull (…) Pour moi, ce n’est pas un animal de compagnie, c’est un membre de la famille et il est traité en tant que tel. »

Les propriétaires ont beau défendre la race de leur chien, dire qu’il est stérilisé, vacciné, assuré et possède une puce électronique, dire qu’il suit des séances de dressage pour moins aboyer, la classe politique locale s’abrite derrière la loi et refuse de prendre position, à l’exception des écologistes.

Deux semaines après sa capture, ses n’ont toujours pas pu voir Hank, ni savoir où il se trouve précisément. Son gardien leur dit qu’il est bien traité, et qu’il se comporte très bien. La seule chose qu’on peut lui reprocher est son apparence. Un expert devra désormais déterminer si Hank est bien un pitbull, en prenant en compte son comportement et ses mensurations. C’est ce qui était arrivé à Lennox, un chien qui avait été euthanasié après une longue bataille judiciaire, en 2012.

Le pitbull vu par la loi, en France et ailleurs

Des lois comme celle en vigueur en Irlande, qui interdisent l’existence de certaines races de chiens qui peuvent poser un danger à l’être humain, ont subi des critiques croissantes depuis plusieurs années.

Nées aux Etats-Unis dans les années 1980 pour répondre à la multiplication d’incidents impliquant notamment des pitbulls, elles ont été instaurées dans plusieurs pays d’Europe. Depuis, certains comme l’Italie et les Pays Bas sont revenus sur cette décision. Même aux Etats-Unis, de plus en plus de comtés la remettent en question.

En France, une loi datant de 2008 n’interdit pas l’existence des pitbulls ou des croisements de staffordshires, mais l’encadre drastiquement. Considérés comme des chiens d’attaques « dangereux » (catégorie 1), ils doivent être stérilisés, muselés et leur propriétaire avoir « un permis de détention ».

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28 juillet 2016 / pour / dans

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