Frontignan : après huit ans d’attente une famille retrouve son épagneul breton

Frontignan : après huit ans d’attente une famille retrouve son épagneul breton
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Noisette avait disparu du domicile de ses maîtres en 2008. L’association L’Arche de Squirel a réussi à la retrouver.

 

C’est une belle histoire, digne d’un Walt Disney, qui est arrivée à la famille de Marie-Ange Oliver. Cette commerçante de La Peyrade vient, en effet, de récupérer sa chienne Noisette, disparue en 2008 de son domicile. Huit ans après ! « Elle a sans doute été volée. C’est un épagneul breton pure race inscrite au Lof (Livre des origines français), tatouée, qu’on avait acheté dans un élevage à Nîmes en février 2006 . Elle s’appelait Abba, parce qu’en 2005, c’était l’année des noms en A mais on l’avait rebaptisée Noisette », se souvient Marie-Ange Oliver.

Cette chienne affectueuse était la compagne de ses fils handicapés et sa disparition les avait plongés dans l’affliction. « On a mis des affiches, contacté les vétérinaires, fait des recherches dans les villages alentours. Rien. « Puis, l’épisode était tombé dans l’oubli. Jusqu’à ce qu’il y a un mois, une lettre recommandée de l’I-cad (Fichier national d’identification des carnivores domestiques) arrive dans la boîte aux lettres. « On nous disait que l’association L’Arche de Squirel voulait mettre notre chienne, Abba, à son nom pour la faire adopter. Abba on s’est dit ? On ne pensait plus à Noisette. »

Retrouvée dénutrie chez un particulier à Mèze

Un coup d’œil sur la page Facebook de l’association et des contacts téléphoniques permettent alors à la famille lapeyradoise de reconnaître en Abba sa Noisette. Depuis le mois de mai 2016, la chienne était en pension à Pau dans la maison de la présidente de l’association. Où était-elle passée pendant tout ce temps ? On ne le sait pas mais c’est à Mèze qu’elle a été retrouvée.

« Des voisins se sont plaints. Elle était au domicile d’un monsieur qui l’avait récupérée d’une connaissance et qui ne s’en occupait pas. Notre bénévole mézois l’a recueillie, explique Patricia Lécureuil. Elle ne pesait que 11 kg et était complètement dénutrie, remplie de parasites, avec des plaies, blessée sans doute par d’autres chiens. Je l’ai prise chez moi et je l’ai requinquée. Le numéro de téléphone des propriétaires n’étant plus valable, on n’arrivait pas à les joindre et on a voulu la mettre en règle au niveau administratif auprès de l’I-cad avant de la proposer à l’adoption. Heureusement, ses maîtres n’avaient pas changé d’adresse et ont réagi en recevant le courrier. »

« On dirait qu’elle nous a reconnus. C’est un miracle »

Créée il y a deux ans, dans l’Aveyron, L’Arche de Squirel recueille des animaux – surtout des chiens – qu’elle place en familles d’accueil avant de les faire adopter via les réseaux sociaux et de dévoués correspondants bénévoles à travers la France. Il va sans dire qu’une visite de contrôle a été faite au domicile de Marie-Ange Oliver pour vérifier conditions d’accueil et papiers. Ce n’est qu’à ce moment que, samedi 5 novembre, l’un des fils de Marie-Ange a pu aller chercher Noisette à Pau et la ramener à La Peyrade. « Elle a fait la folle et retrouvé ses repères ; on dirait qu’elle nous a reconnus. C’est un miracle. » Le 25 décembre prochain, Noisette aura 11 ans. « Elle les fêtera avec nous. »

Source Midi Libre

 

 

 

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15 novembre 2016 / pour / dans

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