Essonne : les chiens de l’usine abandonnée mutilent un enfant de 9 ans

Essonne : les chiens de l’usine abandonnée mutilent un enfant de 9 ans
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Yanis, 9 ans, élève en CM1, a été sévèrement mordu le 13 mars dernier par deux chiens de race American Staff  près du site désaffecté de l’usine Galland, en limite de Palaiseau et de Villebon-sur-Yvette (Essonne).

« Papa je vais mourir ». Hanté par ces mots, Lafti, le père de Yanis, a mis quatre jours avant de pouvoir dormir à nouveau. Il revoyait cette scène : son fils de 9 ans, élève en CM 1 à Palaiseau, allongé sur le sol, sévèrement mordu et qui lui murmurait qu’il se sentait partir. « Le sang coulait », se souvient-il.

Les deux molosses, deux chiens de race American Staff, qui ont attaqué le garçon le 13 mars venaient de l’usine Galland. Ce site désaffecté est situé à cheval entre Palaiseau et Villebon-sur-Yvette. Un projet immobilier, dont le chantier doit démarrer ce printemps, doit remplacer ces ruines (voir ci-dessous). Opéré et longuement hospitalisé, Yanis, qui vient de péniblement reprendre l’école, « gardera des séquelles à vie », confie sa maman. La famille a déposé plainte.

Ce soir-là, il est 19 h 30. La nuit est tombée. Yanis et son père marchent rue Cyprien Muret, pour rentrer chez eux. Ils longent l’usine abandonnée, qui sert de repaire à des vagabonds. C’est de là que les chiens déboulent, excités. « Je me suis mis à crier pour que les maîtres s’en occupent », se remémore Lafti. Les molosses aboient et sautent autour du père et du fils. « Ils avaient peur, ils criaient et là un premier chien s’est mis à mordre l’enfant », affirme Philippe qui promenait son petit chien à ce moment-là. Lui aussi avait déjà remarqué ces American Staff. « Le maître avait perdu le contrôle d’un de ses molosses une semaine plus tôt et il était venu renifler le mien », assure-t-il.

Les jambes de Yanis après 5 heures d’opération et plusieurs jours d’hospitalisation. Le chien lui a mordu les chairs.

Lafti détaille à son tour ces instants de terreur. « J’avais mis mon fils derrière moi, mais un premier chien a fait le tour et il l’a mordu. Ils ont croqué la cuisse de Yanis, à deux centimètres de l’entrejambe. Pour leur faire lâcher prise, je leur mettais des coups de poing dans le museau mais rien n’y faisait. J’ai finalement enfoncé mes doigts dans les yeux de l’un des deux et il s’est reculé. » « C’est le moment où j’ai dû pourvoir attraper en attraper un, pense Philippe. Deux habitants de la résidence voisine ont aussi mis un coup de pied pour l’éloigner de l’enfant. »

Selon tous les témoins présents, le maître arrive alors et se saisit des molosses « sans s’excuser ni s’intéresser au sort de la victime ». « Il a juste dit en arrivant à destination du papa : arrêtez de crier sur les chiens », assure Philippe. « Ce sont des marginaux, les chiens s’appellent Méthadone et Kétamine (NDLR : des substances utilisées comme produits stupéfiants), s’emporte Lafti. Heureusement mon fils a pu protéger son visage. »

Rapidement sur place, les agents du commissariat local ont pu interpeller une femme, propriétaire d’un des deux chiens. « Nous ne communiquerons pas, l’enquête est en cours d’instruction », indique la police. La préfecture confirme que « les deux chiens ont été conduits à la fourrière. » Et au moins l’un des deux American Staff a été euthanasié fin mars et sa dépouille envoyée à l’institut Pasteur pour être examinée.




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24 avril 2017 / pour / dans

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