Cruauté à Brie-Comte-Robert : le chien Malinois vivait enchaîné dans le coffre de la voiture

Cruauté à Brie-Comte-Robert : le chien Malinois vivait enchaîné dans le coffre de la voiture
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Brie-Comte-Robert, ce jeudi 26 janvier. La police a libéré le chien qu’un agent de sécurité est soupçonné de laisser toute la journée enchaîné dans une cage dans le coffre de sa voiture.

 

Le Malinois a été confié à la fourrière puis à l’association Stéphane-Lamart, présentes lors de l’intervention.

Apeuré, maigre, les pattes abîmées et s’urinant dessus. Voilà le triste portrait du chien qu’ont découvert les policiers en faisant ouvrir le coffre d’une voiture à Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne), ce jeudi matin, rue du Four-à-Chaux, dans le quartier des Chaperons. C’est dans ce coffre qu’un agent de sécurité laisserait la plupart du temps son Malinois. La situation durait depuis l’été 2016 au moins, selon les riverains.

«Le chien y est enchaîné dans une cage à peine plus grande que lui, de 6h30 à 18 heures environ, derrière des vitres teintées. Il y passe quasiment toute la journée, avec des températures frisant les – 8 °C en ce moment», s’indignent Katy et Manon, membres de l’association de défense des animaux Stéphane-Lamart. «Dès qu’on passe à côté du coffre, le chien gémit, gratte ou aboie. Ce sont des conditions de vie totalement indignes !», s’étrangle Stéphane Lamart.




Le vigile nie toute maltraitance

Le voisinage, alerté par les gémissements du Malinois, a prévenu l’association qui a déposé plainte début janvier. Mercredi, la justice a autorisé la police à récupérer le chien pour le confier à une fourrière puis à l’association. L’opération s’est déroulée jeudi matin. «Vous n’allez pas me le prendre, c’est un chien de travail !», a lancé le propriétaire. «Non, c’est un chien esclave, monsieur», lui a rétorqué Katy. Le ton est monté. Le vigile niant toute maltraitance.

«Je viens juste de rentrer ! J’allais redescendre pour prendre le chien et le mettre sur mon balcon», prétend-il, alors que l’association affirme que le chien était enchaîné dans le coffre depuis déjà trois heures ce matin-là. «Écrivez au juge pour contester si vous voulez», rajoute une policière. L’animal, maigre, avait une attitude soumise, stressée et souffrait de grosseurs au niveau des coudes : «Cela indique qu’il est toujours couché», constate l’agent de la fourrière.

 

Voici la cage et le coffre dans lesquels le Malinois vivait enfermé quasiment toute la journée selon certains voisins.

«J’ai été maître-chien, confie Katy. Mais mon chien dormait sur mon canapé, au chaud.» «Cet homme considère son animal comme un objet, il déshonore sa profession», estime Stéphane Lamart. Le vigile devrait être poursuivi au tribunal pour maltraitance sur animal. L’association va demander à la préfecture la suspension puis l’annulation de l’agrément l’autorisant à travailler avec un chien.

 

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27 janvier 2017 / pour / dans

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