Clermont-Ferrand : une histoire d’amour entre deux chiens devant la justice

Clermont-Ferrand : une histoire d’amour entre deux chiens devant la justice
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Une histoire d’amour entre deux chiens sera jugée au tribunal de Clermont-Ferrand, mardi 31 janvier.

 

Le propriétaire d’une chienne réclame des dommages et intérêts suite à une saillie qu’il ne voulait pas et qui a mal tourné.

Son propriétaire pourrait dire d’elle qu’elle a du chien ! Douce et câline, belle à croquer, Eden, épagneul breton, est pour le moins irrésistible. Irrésistible au point qu’un jour de novembre 2014, dans le petit village de Messeix (Puy-de-Dôme), le chien du voisin se jette littéralement sur elle. Attiré par Eden et ne répondant qu’à son instinct, il réussira à se libérer de sa laisse. En chaleur, la belle Eden ne parviendra pas à repousser les assauts de son congénère. Attachée dans la cour, elle n’opposera aucune résistance. Son propriétaire fera appel à son voisin pour que cessent ces ébats amoureux.  En vain. Personne ne parviendra à séparer les deux chiens.




Et ce qui devait arriver arriva. Quelques mois plus tard, sept chiots pousseront leurs premiers aboiements. Noirs et blancs, les chiots ressemblent comme deux gouttes d’eau à leur père. Fatiguée et malade, Eden sera conduite, en urgence, dans une clinique vétérinaire où il sera procédé à l’ablation de son utérus.

Le propriétaire d’Eden décide, alors, de saisir la justice afin d’obtenir 2.000 euros de dommages et intérêts de son voisin, sa chienne ne pouvant plus se reproduire. Il réclame également 2.000 euros au titre du préjudice découlant des souffrances endurées par l’animal, ainsi que le montant des poursuites engagées par la clinique vétérinaire. Le propriétaire d’Eden avait, en effet, refusé de payer les frais médicaux.

Devant le tribunal de Clermont-Ferrand, l’avocat du propriétaire d’Eden s’appuiera sur la loi du16 février 2015 qui reconnaît que « les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité ».
Un animal peut-il être indemnisé de ses souffrances ? C’est à cette question que devra répondre  le tribunal de Clermont-Ferrand, mardi 31 janvier.

 

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27 janvier 2017 / pour / dans

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