Chat tué à l’acide (Montauban) : scandaleux la justice double relaxe pour les prévenus

Chat tué à l’acide (Montauban) : scandaleux la justice double relaxe pour les prévenus
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Avec deux relaxes pour les trois mis en cause dans l’affaire du chat tué à l’acide de Lamagistère, le verdict énoncé, hier matin, par la présidente du tribunal pour enfants (TPE) de Montauban, Mélanie Rainsart, ne va pas manquer de faire grincer des dents les associations de défense des animaux. Neuf d’entre elles s’étaient, en effet, constituées partie civile lors du procès à huis clos qui s’est tenu le mois dernier. A ce titre, elles réclamaient de lourds dommages et intérêts aux trois adolescents et leurs familles. En janvier 2014 à Lamagistère, trois ados de quinze à dix-sept ans qui avait capturé un chat, l’avait roué de coup avant de lui projeter de l’acide chlorhydrique et d’achever leur macabre mise en scène en faisant exploser des pétards disposés dans les orifices du chat.

Le tribunal a suivi les arguments portés par les avocats de la défense

À l’exception, en effet, du client de Me Alexandrine Perez-Salinas qui a été condamné à deux mois avec sursis, 500 euros d’amende de dommages et intérêts au profit de la SPA de Tarn-et-Garonne et l’euro symbolique pour les sept autres associations (l’association Chat Quercy n’avait rien réclamé), ses deux jeunes comparses ont donc bénéficié d’une relaxe.

Un verdict qui ne pouvait que satisfaire Me Séverine Lheureux et son confrère agenais François Delmouly qui avaient plaidé conjointement une «faille» dans les poursuites : à savoir que leurs clients ne pouvaient pas être condamnés pour des actes de cruauté contre un animal, le chat étant déjà mort au moment où l’acide avait été projeté et les pétards explosés sur l’animal. Des propos qui étaient attestés par l’expertise du vétérinaire ayant, à l’époque des faits, examiné le cadavre du félin. Le praticien attestait, en effet, que le chat était bel et bien décédé d’une hémorragie cérébrale provoquée par des coups de pied portés sur l’animal alors que celui-ci était disposé contre un poteau. Des éléments reconnus par l’adolescent qui a été condamné.

À l’exception d’un appel peu probable du parquet, ce jugement devrait donc faire date. Les avocats des associations de protections animales ne peuvent, en effet, relever appel de la décision pénale. Leur ultime recours est désormais de demander un renvoi sur intérêt civil pour réclamer de plus lourds dommages et intérêts.

 

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6 janvier 2017 / pour / dans

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