Calais : un chat retrouvé mort pendu

Calais : un chat retrouvé mort pendu
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Un chat a été retrouvé mort, pendu dans un chemin de terre à proximité de la clinique du Virval. Un jeune garçon de 11 ans serait à l’origine du crime

 

L’affaire a de quoi choquer. Jeudi, en fin d’après-midi, un homme alerte la LPA (Ligue de protection des animaux) du Calaisis. Il vient de passer dans un chemin de promeneurs, à proximité de la clinique du Virval, et a retrouvé un chat mort. Celui-ci a été pendu. Un nœud coulant a été fait avec ce qui ressemble à un lacet, puis placé autour du cou de l’animal, qui a ensuite été froidement pendu.

« Il a tout de suite reconnu ce qu’il avait fait »

La LPA se rend alors sur place, et retrouve l’animal mort. « Je suis arrivé sur place vers 17 heures, et j’ai vu trois gamins à vélo à quelques dizaines de mètres de moi. Ils sont partis quand j’arrivais. Mais après, ils se sont retournés et ils m’ont fait signe de venir pour me dire ce qui s’était passé. Ils m’ont dit que c’était un jeune de 11 ans qui habite à proximité de la rue du Beau Marais. » Quand il arrive sur place, des mouches tournent déjà autour du cadavre.

« Je suis allé voir la maison que m’indiquaient les trois enfants, et j’ai trouvé les parents. Le gamin n’était pas là, mais le père avait l’air très en colère. » Quand le jeune ado arrive un peu plus tard, il admet avoir tué le chat, presque sans sourciller. « Il a reconnu tout de suite ce qu’il avait fait et dit que c’était lui. »

Il se justifie en expliquant que le chat avait été agressif avec sa grand-mère

Apparemment, cela ne suscite que peu d’émotion chez l’ado. Il se justifie en expliquant que le chat avait été agressif avec sa grand-mère plus tôt dans la journée, et que celle-ci était tombée au sol.

Si l’histoire a déjà fait le tour du quartier, la mère du jeune garçon a tenu a réagir. « J’ai entendu ce qu’on a dit sur mon fils, surtout les trois garçons qui ont parlé à la LPA. C’est vrai que c’est lui qui l’a fait, mais il n’était pas tout seul. Ils étaient deux, et le deuxième a admis devant moi qu’il avait mis le nœud coulant pendant que mon fils tenait le chat. Quand il m’a dit ce qu’il avait fait, je ne m’y attendais pas. J’étais très en colère, je l’ai puni. Le matin, je lui avais dit de sortir le chat parce qu’il avait sauté sur ma mère et qu’il l’avait fait tomber. Mais je ne comprends pas son geste : ce chat, c’est lui qui l’avait voulu. Habituellement, il est très gentil avec les animaux ».

Le chat s’appelait Grisette, et était l’un des nombreux animaux de la famille, donc du jeune garçon. C’était une femelle dont on ne connaît pas l’âge, mais qui venait de donner naissance à une portée de chatons. Les circonstances de ce terrible acte de cruauté seront sans doute précisées une fois la plainte déposée.

Ayant moins de 13 ans, l’auteur des faits ne serait accessible qu’à des sanctions éducatives, comme des activités d’aide à la LPA par exemple. Mais il faudrait qu’il soit d’abord reconnu comme capable de « discernement » par un juge des enfants, la loi ne fixant pas de limite d’âge pour la responsabilité pénale.

 

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28 juin 2016 / pour / dans

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