Belgique : Plus de 1500 chiens et 120 chats utilisés lors d’expériences scientifiques

Belgique : Plus de 1500 chiens et 120 chats utilisés lors d’expériences scientifiques
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En 2015, 1578 chiens et 120 chats ont été utilisés lors d’expériences scientifiques en Belgique, déplore Gaia, qui a lancé mardi à Bruxelles sa nouvelle campagne.

 

Un sondage Ipsos a été réalisé pour l’occasion, montrant que 90% des Wallons et des Bruxellois veulent faire interdire ces tests sur les chiens et les chats.

77% des Belges estiment que l’animal de laboratoire doit être proposé à l’adoption

L’association de défense des animaux s’est installée mardi rue Neuve à Bruxelles pour lancer sa tournée d’été annuelle placée sous le signe des tests sur les chiens et les chats, invitant passants et animaux de compagnie à signer sa « pétition« .

Selon un récent sondage (3250 personnes interrogées) réalisé par Ipsos à la demande de Gaia, 90% des Wallons et des Bruxellois et 80% des Flamands veulent faire interdire ces tests et 77% des Belges estiment par ailleurs que l’animal de laboratoire doit être proposé à l’adoption. Près de quatre Belges sur dix se disent aussi prêts à adopter un chien ou un chat d’expériences, en ayant conscience que ceux-ci nécessitent des soins particuliers.

Plus de la moitié des sondés sont par contre disposés à laisser participer leur chien ou chat atteint d’une maladie incurable à un projet de recherche dans l’espoir que cela puisse le guérir.

Les expériences sur les chiens et les chats sont le plus souvent réalisées par l’université gantoise

D’après un rapport réalisé en 2016 par Elif Stepman, diplômée d’un Master en éthique de l’université de Gand, les expériences sur les chiens et les chats sont le plus souvent réalisées par l’université gantoise. Concernant les chiens, l’ULg et Janssen-Pharmaceutical Companies Johnson & Johnson occupent la seconde et la troisième place. La KU Leuven arrive quant à elle à la deuxième place au niveau des expériences sur les chats.

« Faire interdire ces tests est pour nous une priorité« , commente Michel Vandenbosch, président de Gaia. Ce dernier dénonce le manque de transparence et de fiabilité de l’information rendue publique par les chercheurs. Il regrette également « le manque de dynamisme et de volonté«  des politiques sur le sujet, « par angoisse du monde de la recherche scientifique« , qui « utilise aussi parfois son autorité pour faire pression sur les hommes politiques« . En outre, « le degré de souffrance » des animaux reste vague ou peu renseigné, alors que des injections, des ponctions, des chocs électriques ou l’administration de médicaments sont réalisés, conclut-il.

La tournée d’été de Gaia passera par les grandes villes du pays jusqu’au 11 août.

 

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26 juillet 2016 / pour / dans

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