Beaucaire : leur chien aboie, il tire sur les propriétaires

Beaucaire : leur chien aboie, il tire sur les propriétaires
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Le Beaucairois conteste avoir visé ses voisins. Il était excédé par les aboiements du chien.

Le 13 avril 2014, ce retraité de 64 ans a brandi un pistolet à grenailles et a tiré. Les plombs ont blessé sa voisine, qui était chez elle. « Si je vous ai fait peur, c’est regrettable, mais je n’ai pas tiré sur ces gens », s’est défendu, maladroitement le retraité devant le tribunal correctionnel.

« Ce monsieur m’a roué de coups »

La veille de l’altercation, Alain, se plaignant des aboiements du petit chien, avait appelé le commissariat de police puis laissé un message virulent à ses voisins. Le lendemain, le propriétaire du chien se présente au domicile du retraité. Celui-ci est armé. Le voisin prend peur, lui saute dessus et court pour prévenir sa compagne.

« Les aboiements, ce n’était pas la première fois et je n’étais pas le seul à me plaindre, se défend Alain. Lorsque le voisin est arrivé, je sortais de la douche et j’étais en peignoir et en pantoufles. Ce monsieur m’a roué de coups. Il a dit qu’il allait revenir pour me faire la peau, assure le sexagénaire. J’ai paniqué. J’ai tiré en l’air pour lui faire peur. Le pistolet à grenailles n’est pas assez puissant pour atteindre la fenêtre de leur maison… »

« Elle a cru que j’étais morte »

« On a tout de même fait le lien entre votre arme et les impacts sur le montant de la fenêtre. Et tout ça pour un chien », constate la présidente du tribunal. La voisine était en train d’ouvrir les portes fenêtres de leur domicile et tentait de mettre à l’abri leur petit chien lorsqu’elle a été atteinte par des plombs et blessée au visage.

« Ma petite-fille a crié. Elle a cru que j’étais morte », raconte la victime. Le petit chien est légèrement blessé. « Les deux enfants sont aujourd’hui traumatisés, rapporte leur avocat, Me Vincent Clergerie. L’aînée a refusé longtemps de sortir de chez elle… Celui qui a tiré est quelqu’un de dangereux. »

Condamné à deux ans de prison dont dix-huit mois assortis d’un sursis

Stéphane Bertrand, le procureur adjoint, a requis un an de prison. Défendu par Me Sarté, Alain a été condamné à deux ans de prison dont dix-huit mois assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve. Le tribunal lui a signifié l’interdiction de résider et de se rendre à Beaucaire, ou encore de rencontrer les victimes. « Vous vous rendez compte, ce que vous demandez ? », a protesté le prévenu lors du délibéré.

 

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24 mai 2016 / pour / dans

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