ATTENTION DANGER : « LOUNA » aurait pu perdre la sa langue sans l’intervention urgente d’un vétérinaire ?

ATTENTION DANGER : « LOUNA » aurait pu perdre la sa langue sans l’intervention urgente d’un vétérinaire ?
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En voyant «Louna», son jeune terre-neuve femelle de 2 ans, se mettre soudain à écumer, Michèle Champion Buegman a eu très peur. «On revenait d’une balade au parc des Falaises, dans le quartier de Champel, à Genève. J’ai pensé qu’elle avait été empoisonnée, d’autant que sa langue avait doublé de volume».

Elle appelle immédiatement sa vétérinaire, en ajoutant que «Louna» se grattait le museau, avait la gorge qui raclait et commençait à avoir de la peine à respirer. «On m’a dit de venir d’urgence, car il s’agissait sans doute de chenilles processionnaires et qu’elle risquait de perdre la langue.»

langue

La langue de Louna

Un problème qui frappe de plus en plus de chiens. En effet, ces deux ou trois dernières années, le nombre de chenilles processionnaires – des bestioles d’environ 5 centimètres, qui se déplacent en file indienne, après avoir quitté leur nid (un gros cocon blanc dans les pins) – a littéralement explosé en Suisse romande, et plus particulièrement à Genève et dans le canton de Vaud.

«Ça va très vite»

«Depuis deux semaines, nous avons déjà eu deux cas, rien que dans notre petit cabinet», souligne le Dr Marie-José Porchet, la vétérinaire qui a pris en charge «Louna».

 

Le terre-neuve femelle est finalement sorti indemne de cette mésaventure, mais ce n’est pas le cas de l’autre chien, qui a perdu un bout de sa langue, qui s’était nécrosée. «Ça va très vite, poursuit Marie-José Porchet. Les chenilles processionnaires ont des poils très urticants, qui contiennent des toxines. Dès qu’un chien, ou un chat – mais c’est plus rare – entre en contact avec elles, cela entraîne de graves lésions au niveau des muqueuses, dont des nécroses, voire la mort, s’il les ingère.»

 

chenilles

Chenilles processionnaires.

Au cabinet, la vétérinaire a abondamment lavé la langue de «Louna», afin de lui retirer les petits poils et de lui faire des injections de cortisone. «Elle a sauvé mon chien!» lance Michèle Champion Buegman, qui fuit désormais tous les endroits avec des pins. Elle n’est pas la seule sur le qui-vive. Sur les réseaux sociaux, plusieurs vétérinaires font de la prévention. Ainsi, en l’espace de quelques jours, un post de mise en garde du Dr Jean Pfister, praticien à Lausanne, a été partagé près de 11 000 fois. «Plus les gens seront informés, mieux on évitera les drames», dit-il. Dans le même esprit, des propriétaires de chiens posent des panneaux de signalisation sur différents sites de promenade infectés par des chenilles processionnaires. En parallèle, des mesures sont prises par les autorités pour maîtriser – à défaut de pouvoir éradiquer – la population de ces terribles bestioles, qui représentent également un danger pour les humains, et plus particulièrement pour les enfants.

 

 

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20 avril 2016 / 2 Commentaires / pour / dans ,

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