Ardennes : il menace de lâcher son chien sur les services de l’enfance

Ardennes : il menace de lâcher son chien sur les services de l’enfance
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«  Menacer des personnes, et qui plus est des agents assermentés avec un chien de 2 e  catégorie, est équivalent à menacer avec une arme  » a rappelé hier au tribunal la procureure.

 

Le 27 septembre au soir, alors que Kevin Ricart s’apprêtait à fêter l’anniversaire de sa compagne avec leur nourrisson de 10 jours, les services de protection de l’enfance du conseil départemental se présentent au domicile familial. Ordonnance du parquet en main, les agents viennent pour retirer provisoirement le bébé. La raison : défaut de présentation à un contrôle médical obligatoire et crainte pour la santé de l’enfant.

Surpris par cette nouvelle, étant parti faire les vendanges, le jeune Sedanais de 22 ans «  pète un plomb  », selon son avocate. Une réaction «  inadmissible mais compréhensible  », continue-t-elle. En effet, abasourdi, il refuse d’ouvrir la porte et devient menaçant et insultant. Le Sedanais excite alors son molosse, un staff (chien se rapprochant du pitbull), et avertit qu’il pourrait le lâcher si les personnes ne font pas demi-tour.

Craignant que le jeune père passe à l’acte, les membres de la protection de l’enfance appellent alors les forces de l’ordre. Sept policiers arrivent, bélier sous le bras, pour défoncer la porte. Malgré les explications à propos de la décision de justice, rien n’y fait, Kevin reste obtus. Après un nouveau flot de menaces et d’insultes, il finit enfin par « ranger » le chien avant que les policiers réussissent à pénétrer dans l’appartement et mettre à terre le prévenu qui se laisse faire.

Kevin Ricart ayant déjà eu affaire à la justice étant mineur, le tribunal a décidé de révoquer, dans son intégralité, un sursis de six mois prononcé en 2014 et d’y ajouter une peine de six mois de prison aménageable dont quatre avec sursis. Une décision à laquelle s’ajoutent 700€ de dommages et intérêts pour les deux agents territoriaux et 300 € pour chacun des policiers. La demande de partie civile du Département a été reçue par le tribunal sans pour autant ajouter de peine.

 

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30 septembre 2016 / pour / dans

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